Les hologrammes sont utilisés dans de nombreux domaines. L'entrepreneur Ugu Souparis a développé cette technologie et inventé l'hologramme de passeport, désormais partagé à l'échelle mondiale. Il a ensuite acquis Pékinnier par le biais de sa société d'investissement, Ennowi. Qu'est-ce qui, chez un fabricant de montres apparemment sans lien avec sa vie, l'a attiré ?
Photographie de Yu Mitamura
Masamasa Hirota (ce magazine) : Texte
Édité et rédigé par Yukiya Suzuki (Chronos-Japan)
[Article paru dans le numéro de septembre 2024 de Kronos Japan]
Ressence accélère la convivialité
« Dans le cadre des activités d'Ennowi, nous souhaitions créer un secteur appelé Maisons d'Excellence, regroupant des Maisons d'exception. Autrement dit, nous voulions réunir des entreprises possédant un savoir-faire français unique et 100 % françaises. Cela comprenait la gastronomie, la mode, la maroquinerie, la joaillerie et, bien sûr, l'horlogerie. » Quelle a été votre impression lorsque vous avez décidé d'investir à Péquigné ?

Propriétaire et président de Pequignet. Né à Marseille en 1955, il a fondé Hologram Industries en 84. Développant des hologrammes utilisés dans le monde entier, il a contribué à faire de l'entreprise un acteur international. Il a ensuite lancé Hénouy, société d'investissement et de conseil accompagnant les PME françaises. En 2022, il s'est investi dans Pequignet, société française spécialisée dans le patrimoine culturel immatériel. Il a décidé de soutenir financièrement l'entreprise et, après son acquisition, en est devenu le propriétaire et le président.
« J'ai visité l'usine de Péquigné avant et après le rachat. Bien qu'il s'agisse d'une PME française typique, sa technologie, sa gestion et son service étaient comparables à ceux d'une grande entreprise. Bien entendu, ses produits étaient également excellents. L'équipe était formidable, ce qui m'a fait penser que l'entreprise avait un fort potentiel et un avenir prometteur. » Après le rachat, il a doublé la taille de son équipe de conception afin d'accélérer le développement.
« Après cela, nous avons réexaminé l'ADN de Péquigné. Nous avons pu confirmer que Péquigné est une manufacture au design résolument français. Parallèlement, nous avons redéfini le profil de la personne qui porte une montre Péquigné. Nous avons réalisé que nos utilisateurs sont des esprits libres, amoureux des belles choses et discrets. Ils apprécient le luxe discret. » Le résultat : la nouvelle « Concorde », qui place l'élégance française au premier plan.

Une nouvelle collection qui allie élégance et sportivité. Le boîtier représente la place de la Concorde à Paris, tandis que les aiguilles et le bracelet évoquent un obélisque. Dotée d'un mouvement de manufacture automatique (Cal. EPM03), sans période d'inactivité pour le réglage de la date. 21 rubis. 2 8800 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 65 heures. Acier inoxydable (diamètre 40 mm, épaisseur 9.25 mm). Étanche à 100 m. Prix estimé : 81 4000 yens. Prix estimé du modèle 36 mm : 78 1000 yens.
Tirant pleinement parti des ressources de Pequignet, un designer externe et Dani Royer, responsable produit, ont finalisé cette montre. Le mouvement, quant à lui, est entièrement réalisé en interne. Le boîtier est disponible en deux tailles : 40 mm et 36 mm. La place de la Concorde à Paris a inspiré son design. « Fidèles à notre ADN, nous avons adapté le bracelet du modèle Moorea de Pequignet. Nous y avons également intégré l’Art déco, né en France. C’est une montre sport-chic, unisexe. »
L'affichage de la date à 3 heures sur le cadran est ce qui distingue véritablement la nouvelle Péquigné. « Nous proposons sept couleurs de cadran. Ce que nous voulons, c'est que l'on remarque la date. D'autres marques pourraient changer la couleur du cadran, mais elles ne changeraient probablement pas celle de l'affichage de la date, n'est-ce pas ? »
Mais comme nous sommes une manufacture, nous avons assorti la date à la couleur du cadran. C'est ça, le chic français.

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