Les membres de l'équipe éditoriale de Chronos Japan, un magazine horloger, sélectionnent des modèles recommandés selon un thème précis. Cette fois-ci, le thème est « Montres élégantes ». L'équipe est composée du rédacteur en chef Masamasa Hirota, du rédacteur en chef adjoint Yukiya Suzuki et des rédacteurs Yuto Hosoda, Chieko Tsuruoka et Yosuke Ohashi.

Montres élégantes recommandées par l'équipe éditoriale de Chronos Japan
Dans la rubrique « Recommandations de la rédaction », l’équipe éditoriale du magazine horloger Chronos Japan sélectionne chaque année deux montres à recommander, en fonction d’un thème. Cette fois-ci, elle a opté pour le thème très subjectif du « bon goût », susceptible de donner lieu à autant de modèles différents qu’il y a d’amateurs d’horlogerie.
Selon l'équipe éditoriale de Chronos, qui couvre régulièrement l'actualité horlogère et continue d'étudier les montres au quotidien, qu'est-ce qui constitue une « belle montre » ? Cette liste a été établie par le rédacteur en chef Masamasa Hirota, le rédacteur en chef adjoint Yukiya Suzuki et les membres de la rédaction Yuto Hosoda, Chieko Tsuruoka et Yosuke Ohashi.
Le rédacteur en chef Masamasa Hirota recommande « Stylish Watches »

Les « montres élégantes » choisies par le professeur d'horlogerie Masamasa Hirota d'un point de vue otaku sont l'Audemars Piguet Remaster 02 Automatic et l'Excelsior Park EP 884-SI.
Audemars Piguet « Remaster 02 Automatique »

Mouvement automatique (Cal. 7129). 31 rubis. 28 800 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 52 heures. Boîtier en or sable 18 carats (41 mm de diamètre, 9.7 mm d'épaisseur). Étanche à 3 bar. Édition limitée à 250 exemplaires dans le monde. 6 820 000 yens (TTC).
J'ai trouvé étrange qu'Hirota, qui n'a aucun sens de la mode, me demande mon avis sur des montres de bon goût, mais c'est mon travail, je n'ai pas le choix. La première que je voudrais mentionner est l'Audemars Piguet Remaster 02 Automatic. Il s'agit d'une reproduction d'un modèle produit en très petite série en 1960. Le boîtier asymétrique est entièrement satiné.
Normalement, une finition satinée est appliquée au papier de verre. Si le ponçage est superficiel, les lignes ne seront pas nettes ; s'il est trop profond, les angles seront arrondis. C'est pourquoi de nombreux boîtiers à finition satinée sont polis aux jonctions avec la finition satinée. Cela permet d'obtenir un aspect soigné et de masquer efficacement les angles arrondis.
Audemars Piguet a réussi à obtenir une finition satinée quasi parfaite pour le boîtier de la Royal Oak, avec à peine un polissage entre les couches de satin. C'est une véritable prouesse pour un boîtier de montre, mais la Remaster 02 Automatic la repousse encore les limites. Franchement, je n'ai aucune idée de comment ils ont fait.
Je trouve qu'il faut un goût sûr pour choisir une montre comme celle-ci avec autant d'aisance et la manipuler sans l'abîmer. J'admire profondément quiconque peut la porter au quotidien. Je serais même prêt à lui décerner une médaille de Chronos.
Parc Excelsior « EP 884-SI »

Mouvement à remontage manuel (Cal. Landeron L21). 17 rubis. 2 8800 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 40 heures. Boîtier en acier inoxydable (diamètre 38 mm, épaisseur 9.45 mm). Étanche à 10 bar. Prix : 15 9500 yens (TTC).
Pouvoir sourire discrètement sans se faire remarquer est un atout précieux pour un otaku. À l'extrême, cela se résume à porter une montre ordinaire, l'air de rien. Après tout, personne n'y verra rien. Je comprends parfaitement Nigel Cabourn, qui affectionne les chronographes Lemania et les montres d'aviateur IWC. Parmi ses marques préférées figurent Grand Seiko (réf. SBGW305), Baltic, Nomos Glashütte, Prim, Frederique Constant et Raymond Weil. Sans oublier Yema, Chrono Tokyo et, plus récemment, Fukushima Watch.
Il existe de nombreuses options intéressantes, mais cette fois-ci, j'ai opté pour l'Excelsior Park, une montre trois aiguilles sobre. De nos jours, elle paraît incroyablement banale, mais à y regarder de plus près, sa fabrication est plutôt réussie. Les aiguilles des heures et des secondes sont soigneusement courbées, et le cadran et le boîtier s'emboîtent parfaitement. Le bracelet souple est même plutôt bien, compte tenu de son style années 40. De plus, elle est étanche à 10 bars, ce qui permet de la porter sans crainte. Certes, elle ne correspond pas aux critères de style de la plupart des gens, mais du point de vue d'un otaku, c'est assurément une montre stylée. Personne ne sera d'accord, mais c'est mon avis, et c'est très bien comme ça.
Alors, je me suis offert cette montre. Je ne pense pas avoir le sens de la mode, mais c'est agréable d'avoir quelque chose qui me fait plaisir. Pour celles et ceux qui souhaitent s'évader dans leur propre univers pendant les fêtes de fin d'année, cette montre est faite pour vous. Son prix de 15 9500 yens la rend accessible même aux salariés.
« Montres élégantes » recommandées par le rédacteur en chef adjoint Suzuki Yukiya

L'édition japonaise de Chronos fêtera son 20e anniversaire en 2025. Le rédacteur en chef adjoint, Yukiya Suzuki, qui participe à la rédaction du magazine depuis son premier numéro, a choisi la Patek Philippe CUBITUS et le chronographe monopoussoir Cartier Privée Tortue comme ses « montres de bon goût ».
Patek Philippe « CUBITUS »

Mouvement automatique (Cal. 26-330 SC). 30 rubis. 28 800 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 45 heures. Boîtier en acier inoxydable (diamètre 45 mm de 10 h à 4 h, largeur 44.5 mm de 9 h à 3 h avec couronne, entre-corne 44.9 mm, épaisseur 8.3 mm). Étanche à 3 bar. 6 530 000 yens (TTC).
Le thème de cette fois-ci est « Montres élégantes ». C'est un thème très subjectif, certes, mais comme je recommande des montres à d'autres personnes, j'ai longuement réfléchi aux modèles que je considérerais comme élégants à porter.
Après mûre réflexion, nous avons décidé de présenter un modèle résolument élégant parmi les montres les plus populaires et tendance du moment. Il s'agit du modèle en acier inoxydable le plus sobre de la toute nouvelle collection « CUBITUS », que Patek Philippe a lancée pour la première fois en vingt-cinq ans.
Depuis son annonce le 17 octobre 2024, les avis divergent, notamment sur les réseaux sociaux, et il est clair que ce modèle est difficile à évaluer uniquement à partir d'images. Pour être honnête, je me suis abstenu de donner mon avis car le juger uniquement sur des images, sans avoir vu le produit, ne serait qu'une impression subjective.
Le 3 décembre, une exposition CUBITUS s'est tenue au Japon. J'ai ainsi pu prendre en main pour la première fois les trois modèles : platine, acier inoxydable et or jaune 18 carats, et acier inoxydable. J'ai enfin pu vous en parler. Sur les photos, la CUBITUS paraissait assez imposante, mais en réalité, la montre est bien équilibrée et épouse parfaitement le poignet.
J'ai d'abord essayé la référence 5822P. Son boîtier en platine la rend assez lourde, mais son épaisseur, de seulement 9.6 mm (moins de 10 mm), et ses cornes intégrées au boîtier lui confèrent une allure plus compacte qu'il n'y paraît, malgré un diamètre de 45 mm (mesuré de 10 h à 4 h). Elle se porte confortablement au poignet et je peux aisément imaginer qu'elle ne gênera pas le boutonnage des poignets d'une chemise habillée.
J'ai ensuite essayé le modèle en acier inoxydable, réf. 5821/1, et il était encore plus agréable à porter. Avec seulement 8.3 mm d'épaisseur, il est encore plus fin que le modèle en platine, ce qui le rend confortable et léger. Sa forme carrée s'accorde naturellement avec les tenues habillées, mais le bracelet en acier inoxydable permet également de l'associer à une grande variété de tenues décontractées et d'occasions.
Le président de Patek Philippe, Philippe Stern, a déclaré : « Je rêvais d'une montre carrée depuis des années », et la nouvelle collection « CUBITUS » a enfin vu le jour. De plus, comme l'a affirmé Stern, « ce modèle est un cousin de l'Aquanaut et de la Nautilus », ce design, issu de la lignée Nautilus, a suscité une certaine controverse, mais ce n'est qu'en tenant la montre entre mes mains que j'ai véritablement perçu sa « nouvelle personnalité ».
Le boîtier est carré, mesurant 45 mm de diamètre (de 10 h à 4 h), et bien qu'il s'agisse assurément d'un grand boîtier, son épaisseur inférieure à 10 mm et les cornes intégrées au boîtier lui permettent de s'adapter confortablement au poignet. Au premier coup d'œil, il ressemble à une Nautilus, et sa forme carrée est clairement évidente, lui conférant la présence typique de Patek Philippe.
Si vous portez cette montre, vous serez assurément collé à votre poignet.
Cartier "Chronographe Privée Tortue Monopoussoir"

Mouvement à remontage manuel (Cal. 1928 MC). 28 800 alternances par heure. Réserve de marche d’environ 44 heures. Boîtier en or jaune 18 carats (43.7 mm x 34.8 mm, 10.2 mm d’épaisseur). Étanche pour un usage quotidien. Édition limitée à 200 exemplaires dans le monde. Prix : 8 052 000 yens (TTC).
Un autre modèle qui me vient à l'esprit comme montre élégante est la Cartier Privée Tortue Chronographe Monopoussoir. Réédition du chronographe monopoussoir sorti en 1928, elle arbore un style classique, mais son atout majeur réside également dans son calibre 1928 MC, un mouvement chronographe développé en interne par Cartier.
L'alliance d'un extérieur classique et d'un mouvement chronographe mécanique que seul Cartier, désormais fabricant, pouvait développer, fait de ce modèle un objet que nous pouvons recommander avec fierté, témoignant d'un goût exquis tant sur le plan de l'apparence que sur celui de la substance !
De plus, bien qu'il s'agisse d'un chronographe au design classique, sa forme n'est pas ronde, ce qui symbolise au mieux la « vertu » de Cartier, une marque issue de la haute joaillerie.
Cette montre est tellement cool qu'il n'est pas nécessaire de la qualifier de « montre élégante ».
Les « belles montres » recommandées par Yuto Hosoda

Parmi les membres de la rédaction, Hosoda Yuto, qui a les passe-temps les plus diversifiés et le plus fort désir de biens matériels (!?), a choisi la Breguet « Classic Minute Repeater 7637 » et la TASAKI « FACE OF TASAKI » comme ses « montres de bon goût ».
Breguet « Répétition minutes classique 7637 »

Mouvement à remontage manuel (Cal. 567/2). 31 rubis. 18 000 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 40 heures. Boîtier en or jaune 18 carats (42 mm de diamètre, 12.35 mm d'épaisseur). Non étanche. Prix : 41 833 000 yens (TTC).
Choisir une montre haut de gamme a été pour moi une tâche des plus ardues. Pour ma première montre, j'ai opté pour un modèle alliant une personnalité affirmée, immédiatement reconnaissable comme appartenant à une marque ou un modèle spécifique, à une simplicité raffinée. Ainsi, en tant que modèle combinant ces deux qualités et doté d'une complication de haut niveau, je recommande personnellement la Répétition Minutes Classique 7637.
Elle ne possède que deux aiguilles dans un boîtier rond. Le reste est composé du logo de la marque et d'index, ce qui en fait une montre minimaliste. Pourtant, on reconnaît immédiatement la signature Breguet et elle dégage une personnalité affirmée. Et le fait qu'une apparence aussi simple dissimule le mécanisme ultra-complexe d'une répétition minutes est tout simplement remarquable. On peut affirmer sans hésiter que ce design ingénieux est un gage de grand raffinement.
Il porte une montre en or 18 carats à cadran noir à une soirée, vêtu d'un smoking, et consulte l'heure au son, sans regarder le cadran. Cet homme, dont le style est si différent du nôtre, doit avoir la classe.
TASAKI « VISAGE DE TASAKI »

Mouvement automatique (Cal. FK: μ: T001). 21 rubis. 25 200 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 38 heures. Boîtier en acier inoxydable (35.6 mm x 24 mm, 6.2 mm d'épaisseur). Étanche à 5 bar. Prix : 3 575 000 yens (TTC).
Contrairement aux fabricants de montres spécialisés, les marques de bijoux aux designs uniques et attrayants semblent proposer de nombreux modèles haut de gamme. L'un d'eux, « FACE OF TASAKI », a particulièrement retenu mon attention. Son design, avec son boîtier rectangulaire et ses cornes fines, est à la fois familier et novateur. Bien qu'il suscite des impressions contradictoires, c'est précisément cette harmonie qui confère à la montre son caractère haut de gamme.
En observant le cadran, on découvre un cercle mystérieux qui, au premier abord, pourrait passer pour une petite seconde. Il s'agit en réalité d'un motif perlé fixé au rotor de remontage automatique, situé au dos de l'affichage de la date. Ce dispositif, qui tourne au rythme du rotor, donne l'illusion d'un remontage manuel, quel que soit l'angle de vue. Une idée aussi originale serait impensable chez un fabricant de montres traditionnel.
S'inspirant de la perle emblématique de la marque, TASAKI a créé une montre habillée d'une élégance rare, au design à la fois simple et inédit, dotée d'un mécanisme original. Une montre résolument stylée et raffinée.
« Montres élégantes » recommandées par Chieko Tsuruoka

Notre rédactrice, Chieko Tsuruoka, qui rêve toujours d'acheter une montre élégante mais qui a tendance à privilégier les montres sobres à trois aiguilles centrales (qui sont également élégantes), choisit la Patek Philippe Golden Ellipse et la Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Monoface.
Patek Philippe « Ellipse d'or »

Mouvement automatique (Cal. 240). 27 rubis. 2 1600 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 48 heures. Boîtier en or jaune 18 carats (39.5 mm x 34.5 mm, 5.9 mm d'épaisseur). Étanche à 3 bar. 951 millions de yens (TTC).
Je choisis toujours le thème de la rubrique « Montres recommandées par la rédaction ». En général, je me base sur les suggestions des lecteurs ou sur les tendances horlogères du moment. Cependant, cette fois-ci, comme je souhaitais recommander la « Golden Ellipse » de Patek Philippe, sortie en 2024, et que ma première réaction en la voyant a été : « Quel raffinement ! », je me suis forcée (toutes mes excuses) à choisir le thème « Montres élégantes ». Je voulais aussi savoir ce que les membres de Kronos, qui voient quotidiennement une grande variété de montres, considèrent comme « élégant » en matière de design, de concept ou de fonction.
Quoi qu'il en soit, la Golden Ellipse est une montre-bracelet lancée par Patek Philippe en 1968. Son boîtier ovale fin est resté d'origine jusqu'à aujourd'hui, et bien qu'elle ne soit en aucun cas ostentatoire, c'est une de ces montres qu'on n'oublie jamais. Depuis, la Golden Ellipse a été déclinée en de nombreuses versions, tout en conservant son design original et en s'adaptant aux tendances actuelles. L'une de ces versions, le modèle à bracelet milanais, a été rééditée en 2024 grâce aux technologies modernes. Il s'agit de la référence 5738/1 mentionnée précédemment.

Ce modèle est plein de style, avec son boîtier carré emblématique et son bracelet doré raffiné. Il est non seulement élégant, mais aussi exceptionnellement pratique.
En effet, de nombreux bracelets métalliques anciens, notamment les bracelets milanais tressés, devaient être coupés. C'était particulièrement vrai pour les bracelets en or élégants destinés aux femmes, et bien que j'appréciais leur design et leur toucher, j'hésitais quelque peu à en acheter un. Plus tard, Hirota a écrit qu'un modèle permettant d'ajuster la longueur en ajoutant des maillons classiques à l'extrémité du bracelet milanais était apparu (voir l'article de référence :http://www.webchronos.net/features/113956/Bien que ce bijou puisse paraître milanais au premier abord, les pièces ne sont pas tressées mais reliées par des goupilles horizontales, ce qui permet d'ajuster le bracelet à votre poignet sans avoir à le couper.
Le bracelet a été conçu, fabriqué et breveté par le joaillier allemand Wellendorff (information également tirée de l'article d'Hirota). Le bracelet que j'ai vu lors du salon des nouveaux produits était lisse et élégant, et me rappelait fortement le modèle Golden Ellipse Milanese que j'avais aperçu il y a longtemps. Il a fait ressurgir des souvenirs, et j'étais déterminé à le présenter dans un article, ce qui a donné naissance à ce projet.
Quand j'imagine une scène où l'Ellipse d'Or apparaît nonchalamment au revers d'une veste, je ne peux qu'y voir une marque de bon goût.
Jaeger-LeCoultre Reverso Tribute Monoface

Mouvement à remontage manuel (Cal. 822). 19 rubis. 21 600 alternances par heure. Réserve de marche d'environ 42 heures. Boîtier en acier inoxydable (40.1 mm x 24.4 mm, 7.56 mm d'épaisseur). Étanche à 3 bar. Prix : 1 399 200 yens (TTC).
Comme l'écrit également Hosoda, pour définir le « bon goût » en matière d'horlogerie, il est essentiel que la montre possède un caractère iconique qui la rende immédiatement reconnaissable comme un produit de la marque, malgré sa simplicité. À cet égard, la Jaeger-LeCoultre Reverso est une montre d'un goût « très » raffiné.
La Reverso est une montre à boîtier carré, un modèle également produit par d'autres marques, mais dont la part de marché est moindre que celle des montres à boîtier rond. Son originalité réside dans sa capacité à se retourner. Malgré sa simplicité, les lignes droites reliant les cornes au boîtier, ainsi que le cadran rectangulaire qui épouse parfaitement la forme du boîtier, lui confèrent une originalité inoubliable. Il est en effet difficile d'être unique sans tomber dans l'excentricité.
La Reverso est la collection la plus célèbre de Jaeger-LeCoultre et se décline en de nombreuses variantes.
Bien que le modèle « Duo », qui révèle un cadran différent lorsqu'on retourne le boîtier, et les modèles à phases de lune soient séduisants, j'ai opté pour la « Reverso Tribute Monoface », une montre qui incarne véritablement la simplicité. Ce nouveau modèle, sorti en octobre 2024, est une Reverso minimaliste sans date ni trotteuse. La Reverso a été créée en 1931 comme une montre dont le boîtier pouvait être retourné afin d'éviter que le verre ne se brise lors d'intenses matchs de polo. Ses dimensions réduites (40.1 mm de long, 24.4 mm de large et 7.56 mm d'épaisseur), similaires à celles du modèle original de 1931, contribuent également à son élégance horlogère.

D'ailleurs, je trouve personnellement que les personnes qui portent des montres de petit diamètre ont bon goût, quelle que soit la finesse de leur poignet. Un de mes amis, mesurant 185 m et dont le poids est inconnu, portait auparavant une Patek Philippe Calatrava de 33 mm de diamètre, et je trouvais ça vraiment élégant.
Si vous recherchez une montre avec un boîtier élégant mais compact, pensez à la Reverso Tribute Monoface.
« Montres élégantes » recommandées par Yosuke Ohashi

Yosuke Ohashi, réputé pour avoir « bon goût en matière de montres », a choisi la Montblanc Ice Sea Automatic Date et la Zenith Defy Extreme Diver.
Montblanc « Ice Sea Automatic Date »

Mouvement automatique. 26 rubis. Boîtier en acier inoxydable (41 mm de diamètre, 12.9 mm d'épaisseur). Étanche à 300 m. Prix : 48 9500 yens (TTC).
Je m'excuse de parler de moi, mais l'un de mes nombreux passe-temps est la collection d'objets graphiques anciens. Écrit horizontalement, cela peut paraître un peu prétentieux, mais il s'agit simplement d'objets en papier comme des allumettes ou des étiquettes de boissons. Ces objets ont un charme particulier, notamment grâce à leur lettrage. On est toujours impressionné par l'aspect artisanal et spontané qui existait avant l'arrivée des ordinateurs et de la photocomposition.
C'est pourquoi, même si je ne suis pas designer, je suis un peu déçu de voir une montre dont le cadran utilise une police d'écriture imprimable sur ordinateur. Je ne peux m'empêcher de penser, en tant que simple curieux, qu'il aurait été préférable de soigner davantage la police ou de concevoir un logo avec un lettrage adapté.
Pour moi, la montre idéale est la Montblanc Ice Sea Automatic Date. Son charme réside dans l'histoire qu'elle raconte à travers le logo et le design du cadran, ainsi que dans son originalité.
Commençons par le logo à midi. Quand on pense à Montblanc, on pense au logo en caractères gothiques. Or, ce modèle n'utilise pas ce logo, mais l'ancien logo orné d'une illustration de montagne au centre.
À 6 heures, on trouve un poinçon, adaptation de la marque d'exportation Minerva acquise par Montblanc. Ce poinçon évoque une gravure sur cuivre finement travaillée et captive le regard.
Au lieu d'utiliser les logos et marques habituels des collections classiques, Montblanc a opté pour une approche originale en puisant dans ses archives. Et Montblanc a choisi des logos et marques d'une grande beauté. Leur choix est vraiment impressionnant.
Au fait, parmi les « polices de caractères » utilisées sur les montres-bracelets, outre les numéros d'index souvent mentionnés, existe-t-il un ouvrage de référence qui recense les inscriptions figurant sur le cadran et explique les polices utilisées ?
Zenith « Defy Extreme Diver »

Automatique (Cal. El Primero 3620-SC). 27 rubis. Boîtier en titane (diamètre 42.5 mm, épaisseur 15.5 mm). Étanche à 60 bar. Prix : 1 562 000 yens (TTC).
Lorsqu'on observe le design d'une montre, on perçoit d'une certaine manière les racines de son esthétique. Par exemple, cette marque s'inscrit dans la continuité de l'horlogerie traditionnelle, et cette collection regorge d'idées novatrices en matière de design. Cependant, certaines montres, malgré leur conception incroyablement ingénieuse, ne laissent transparaître aucune trace de leurs origines. C'est le cas de la Defy actuelle de Zenith. La Defy Extreme Diver en est le parfait exemple.
Certes, il est clair qu'elle reprend les codes de la Defy originale, comme l'adoption d'une lunette polygonale, mais elle intègre également une multitude d'éléments que l'on pourrait qualifier de « mutants » qui modifient considérablement son ADN.
Un exemple frappant en est la disposition régulière des découpes sur le cadran, évoquant une étoile à quatre branches, agencées comme des tuiles. Un design aussi inédit est rare. On ne peut qu'admirer l'ingéniosité de Zenith, une marque qui a su concrétiser cette idée au lieu de la laisser au stade de simple théorie.
Et une dernière chose : cela semble probable, mais les concepteurs ont délibérément utilisé une proportion qui créerait une symétrie lorsque les pièces seraient combinées, et cette proportion semble provenir d’un milieu qui sort des sentiers battus en matière d’horlogerie.
Le Defy possède une particularité qui le distingue des autres. Difficile d'expliquer cette transformation par des mots, mais le défi semble prometteur. Qui est le concepteur du Defy ?



