Chopard a célébré le 30e anniversaire de sa manufacture en 2026. Pour commémorer cet événement, la maison a lancé la « LUC Grand Strike », dotée d'une grande sonnerie, d'une petite sonnerie et d'une répétition minutes. Le modèle de base était la « LUC Full Strike » de 2016. Chopard a consacré beaucoup de temps au perfectionnement du mécanisme, aboutissant ainsi à ce chef-d'œuvre.

Une grande complication combinant grande sonnerie, petite sonnerie, répétition minutes et tourbillon. Tout en conservant la sonorité puissante et claire de la « LUC Full Strike », sa robustesse et sa sécurité ont été optimisées. Remontage manuel (Cal. LUC 08.03-L). 67 rubis. 2 8800 alternances/heure. Réserve de marche d’environ 70 heures. Boîtier en or blanc éthique 18 carats (43 mm de diamètre, 14.08 mm d’épaisseur). Prix estimé : 1 3427 7000 yens (TTC).
Texte de Masayuki Hirota (Chronos-Japon)
Édité par Yuzo Takeishi
Édité par Yuzo Takeishi
[Article paru dans le numéro de septembre 2026 de Kronos Japan]
Ce son vibrant témoigne d'une technologie horlogère de pointe.
« L’horlogerie est comme la vinification », m’a dit un jour Karl-Friedrich Scheufele, coprésident de Chopard. Cependant, il ne s’agit pas simplement de prendre son temps. Prenons l’exemple de la vinification. Après avoir acquis le Château Monestier, il a remplacé le sol, replanté les vignes et entièrement repensé les méthodes de culture. Cette même approche, qui consiste à viser l’excellence dès le départ et à laisser le produit mûrir, est valable pour les montres.
La collection LUC, lancée par Chopard en 1997 et dotée d'un mouvement de manufacture, était équipée du calibre automatique à micro-rotor 1.96 (désormais LUC 96.01-L), un mouvement historique. La Quattro, ajoutée ultérieurement avec une réserve de marche de 8 jours, est également un chef-d'œuvre, tout aussi impressionnant que le 1.96. Pour célébrer le 30e anniversaire de la fondation de la manufacture, Chopard a dévoilé la « LUC Grand Strike », dotée d'une grande sonnerie, d'une petite sonnerie et d'une répétition minutes.

Généralement, les sonneries de montres sont souvent logées dans des boîtiers volumineux par rapport au mouvement, afin de permettre au son de résonner à l'intérieur. À l'inverse, la première répétition minutes de Chopard, la « LUC Full Strike », lancée en 2016, possédait un mouvement remplissant presque tout le boîtier. Théoriquement, cela ne devrait produire aucun effet acoustique ; or, elle utilisait une structure unique composée d'un verre saphir et d'un gong pour émettre le son. Bien que la conception soit peu conventionnelle, sa raison d'être est évidente au vu du volume sonore élevé et de la sonorité, qui rappelle le claquement d'une coupe de champagne.
La Grand Strike peut être décrite comme une version « raffinée » de la Full Strike. Elle propose trois modes : la Grande Sonnerie, qui sonne l’heure toutes les heures et quinze minutes ; la Petite Sonnerie, qui sonne également toutes les heures et quinze minutes ; et la Répétition Minutes, qui permet de jouer des sons à la demande.
La Full Strike, avec son mouvement intrinsèquement imposant, offre une grande flexibilité de conception. De plus, Chopard est parvenu non seulement à réduire l'écart sonore de la répétition minutes, mais aussi à gagner de la place en compactant les dents du peigne qui entraînent le timbre. L'ajout de la sonnerie à cet ensemble est donc tout à fait naturel. En réutilisant le tourbillon de l'édition limitée « LUC Full Strike Tourbillon », la manufacture a pu réduire la taille du train d'engrenages et créer sans effort l'espace nécessaire au mécanisme de sonnerie. D'ailleurs, lors de l'annonce de la Full Strike, j'ai demandé à Chopard pourquoi la manufacture utilisait un ressort de barillet séparé pour la répétition minutes. L'une des raisons était de garantir l'étanchéité, et l'autre était qu'il servirait de base à la sonnerie. En d'autres termes, la manufacture a consacré dix ans à perfectionner la sonnerie.
De plus, si plus de 11 000 heures ont été consacrées à la recherche et au développement avant la commercialisation du produit, c’était pour optimiser sa praticité en tant que montre-bracelet. Afin de prévenir tout déclenchement accidentel, Chopard a intégré de multiples mécanismes de sécurité au système de contrôle, et le verre monobloc ainsi que le timbre en saphir ont subi plus de 500 000 tests de résistance. Il en a été de même pour le mécanisme de sonnerie, dont chacun des deux modes a été soumis à 62 400 tests de fonctionnement. L’idée reçue selon laquelle les sonneries sont fragiles ne s’applique pas à cette montre.
La démarche de Chopard consiste à créer une base d'excellence et à la laisser mûrir au fil du temps. Ce cheminement a finalement abouti à une sonnerie sans précédent. Son niveau de perfection est tout simplement époustouflant.



